mercredi 15 avril 2015

La Sophrologie dans ma vie.


Aujourd'hui, je vous explique comment j'ai pu sortir de chez moi pour la première fois après 2 ans environ d'enfermement... 
C'est simple, j'étais dans un tellement au fond du gouffre, que j'étais prête à tout essayer pour m'en sortir. Alors bien sûr la première chose à laquelle on pense c'est psy, mais faut-il encore pouvoir en trouver un bien (j'y reviendrai dans un prochain article) et surtout pouvoir aller au rendez-vous!!!
Et bien, croyez moi, quand on est agoraphobe et qu'on n'arrive pas à sortir, ce n'est pas qu'on n'a pas envie de s'en sortir mais le corps ne suit pas et on ne peut pas sortir. Donc me voilà avec enfin une psy qui à l'air très compétente dans le domaine des phobies sociales mais coincée chez moi.
Dans ces conditions, ma maman a eu un coup de génie en me proposant de voir une sophrologue qui pourrait peut-être m'aider. Au début, j'avouerais que j'étais plus que sceptique, mais ça ne pouvait de toutes façons pas aggraver mon cas et ça ne me coûtait pas!
Nous avons donc pris contact avec elle et a accepté de venir à domicile ayant bien compris ma situation. 
Le premier contact fût de ma part un peu timide, mais j'avais en face de moi, pour la première fois depuis le début de mon "malheur" quelqu'un qui ne me jugeait pas et qui était totalement à mon écoute. Ce jour là, ce fût surtout des questions sur ma vie d'avant, mais aussi mes ressentis du moment, mon état d'esprit... Et ses explications de ce que la sophrologie pouvait m'apporter.
Alors, qu'est ce que c'est que cette fameuse sophrologie? En gros c'est une technique de respiration, de développement personnel et de conscience de soi qui  permet de mieux se connaître et d'apprendre à avoir confiance en soi et d'avoir donc des "outils" face à la vie, pour faire face et savoir gérer son stress et autres paniques de la vie.
Mes premières séances se déroulaient en 2 étapes:
-1) D'abord la sophrologue tenait à ce qu'on fasse une sorte de réveil musculaire et des auto-massages du visage et du crâne. Et cela dans le but de pouvoir permettre au corps d'être réceptif à l'étape suivante. 
-2) Ensuite vient la période de la sophrologie en elle-même, c'est-à-dire que je suis allongée sur un lit, les yeux fermés avec un fond sonore pour la plupart du temps rappelant la nature. Toute séance débute par 3 inspirations et expirations les plus lentes possibles. Ce qui a pour but de détendre totalement le corps, ensuite vient la période où la sophrologue me parlait tout doucement et m'amenait à prendre conscience de mon corps et de ma conscience justement!!  C'est en gros une étape de relaxation qui permet des introspections.
Comme je vous le disais un peu plus haut, j'avais fini par accepter d'essayer mais n'y croyais pas tellement. Je me suis donc prouvée à moi-même que j'avais tord et que cela m'a grandement aidé dans mon processus de réadaptation au monde extérieur et encore aujourd'hui cela m'aide dans quelques situations de stress, d'angoisses ou d'attaque de panique, en me recentrant sur moi et en prenant de temps de rationaliser.
Au bout d'une dizaine de séances, nous avons déplacer les rendez-vous à son cabinet, j'arrivais donc enfin à sortir même si c'était de la maison à la voiture, et de la voiture au bureau de la sophrologue. C'est là qu'a vraiment commencé le début de ma résurrection "sociale", puisque j'ai enfin pu me déplacer jusqu'à Paris et rencontrer cette psychiatre dont j'attendais (mes parents aussi!) beaucoup et qui m'amena vers le deuxième palier de ma délivrance!


samedi 28 mars 2015

Un jour comme tant d'autres...

J'écris aujourd'hui pour exorciser mes angoisses d'agoraphobe, et vous décrire une journée qui devrait être simple pour le commun des mortel, mais qui se transforme pour moi en journée insurmontable!
Samedi comme tous les autres samedis, je rentre chez mes parents (habitant à 45mins de Paris). Jusqu'ici, mon papa venait me chercher le vendredi soir ou le samedi matin pour que je puisse passer le week-end à la campagne et voir, et parler avec des Humains (puisque comme je vous le disais auparavant ma maladie m'a un peu coupé du monde). Seulement voilà, les parents ne sont pas toujours disponible pour moi (et je le comprends mais c'est comme même difficile) et cette semaine mon papa a un empêchement...alors me voilà vendredi soir à demander ou plutôt quémander mon petit frère pour qu'il vienne me chercher ( en train) et que comme ça je n'ai pas à faire le trajet pour chez mes parents seule en train. Le pauvre, est en pleine préparation de ses examens du bac et est difficilement disponible pour les tracas de sa soeur!
Samedi matin, me voilà entrain d'essayer de négocier une quelconque solution avec encore mon frère et ma maman (qui ne peut se déplacer en voiture). Elle se propose gentiment de venir me chercher en train pour faire un aller-retour ou de dormir ce soir sur Paris et de repartir le lendemain matin. Après moult propositions envisageables, me voici coincée entre mon envie de rentrer à la campagne, voir mes animaux et aussi pouvoir récupère mon chien que j'avais laissé en pension chez mes parents cette semaine et qui me manque terriblement (puisque seul compagnie de ma vie), et la terrible angoisse de prendre le train seule, ce qui engendre prendre un transport pour aller jusqu'à la gare avec mes bagages , acheter un billet, toute seule, de train et devoir m'assoir et attendre 35 mins l'arrivée dans ce train de banlieue qui m'effraie tant... Au milieu de tout ça cris et larmes sont au rendez-vous, avec d'un côté l'incompréhension du pourquoi tant de réticences et de peurs pour rentrer chez soi et de l'autre la rage et l'incompréhension de ne pas arriver à faire quelque chose de si simple!!!
Pourquoi donc cette angoisse? Moi même je ne comprends pas et n'arrive pas toujours à comprendre mes propres démons qui ont tendance à me ronger de l'intérieur en me faisant souffrir moi et mes proches.
Il est environ 15h et je tente le coup de rentrer chez moi seule sans pression et ne préviendrai ma maman de mon arrivée qu'une fois dans le train, si j'y arrive!
La suite pour bientôt, croisons les doigts. ;-)